201308_01

Ils étaient trois. Elle était seule. Ils ont commencé à la chambrer quand elle a passé le coin de la rue. Son pied a accroché la grille d’un arbre et sa ballerine est restée coincée. Elle a fait un pas pieds nus, puis demi-tour, ramassé son soulier et sauté sur l’autre pied pour l’enfiler. Le premier a ricané. Les deux autres se sont approchés.
— On peut vous aider ?
Elle a répondu non, avec fermeté. Et est repartie. Ils lui ont emboîté le pas. Elle a dit non plusieurs fois. Ils se sont faits plus pressants. Elle les entendait, les sentait, effrayée de savoir déjà qu’ils n’allaient pas s’arrêter là. Elle est arrivée à l’arrêt de bus. Il était vide. Elle s’est assise, faisant comme si de rien n’était. Ils l’ont entourée, deux assis, un debout. Celui debout a défait sa braguette et sorti son sexe.
— Suce.
Elle a serré les dents.
Celui de droite a attrapé ses cheveux. Celui de gauche lui a collé une baffe. Elle a ouvert la bouche. Celui devant y a fourré son sexe à peine tendu. Elle n’a rien pu faire ; elle a vomi son dîner dans le froc de son agresseur. Une pluie de coups et d’injures s’en est ensuivie. Ils l’ont tirée un peu plus loin, frappant toujours. Le sang s’est mêlé aux larmes et à la vomissure. Deux l’ont tenue contre le mur. Le troisième a arraché son pantalon. Il ne bandait pas. Les deux autres non plus. Ils ont cherché quelque chose à lui mettre dans le vagin. Ils n’ont rien trouvé. Ils l’ont jetée de nouveau au sol, l’ont frappée encore, à coups de pied cette fois. Elle n’avait plus la force de se protéger. Elle ne bougeait plus. Ils ont fini par se lasser.
Alors, ils sont partis.

Cy Jung®

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