201306_01

Ce qui ne s’énonce pas n’existe pas. Dire c’est faire. Et l’inconscient est structuré comme un langage. Autrement dit, rien ne sert de penser, il faut énoncer à point à moins, bien sûr, que le non-dit ne soit absolument nécessaire. Il ne peut l’être, car l’être, c’est se situer dans une parole qui nous éloigne du malentendu, lui-même profondément féminin dans ses velléités à énoncer ce qu’exprime et transmet la pas-toute, étant entendu, évidemment, que l’oreille est sélective en même temps que la mémoire est contrainte par le surmoi qui caviarde le pire quand le ça explose les babines jusqu’à nous faire rêver d’un énoncé que l’Autre pourrait vouloir pour soi même si on ne l’aime pas.
On respire.
Car cela ne nous dit rien du mot d’esprit, celui que l’on produit dès que l’on combine. Le mot, une combine ? Ou quelque chose de cet ordre, ordre des mots et des choses, entre discours latent et discours manifeste. Car, on l’aura compris, quand le discours manifeste, il se fait revendicatif, et à ce petit jeu, il y a fort à parier que l’esprit s’emmêle à moins, bien sûr, que l’acte manqué ne produise à son tour un discours réussi.
Ah ! dire court et réussir. Aimer et s’en repentir. Miauler et s’en enorgueillir.
On dérape. À moins que ce ne soit la phrase qui ne s’épanouisse au contact de ces signifiants qui cherchent à être signifiés juste parce qu’on les oralise ! Et la boucle est bouclée. L’imaginaire est à son comble et…
— Jacques ? Tu es là ?
— Miaou !

Cy Jung®

Ce contenu a été publié dans Photocriture. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Une réponse à 201306_01

  1. Michele Jung dit :

    Quand je m’amuse, dis-tu… « Avec les Arts on s’amuse et on muse avec les lézards » disait un jour Lacan sur les ondes de France-Culture. Il a dit aussi qu’il fallait jouer avec la langue, sinon… c’est elle qui se jouera de nous !
    Ornella

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *