201207_10

Odile peine à se concentrer. Une phrase tourne en boucle dans sa tête sans grand rapport avec ce qu’elle est en train de faire… « Ça, c’est du sport ! » Odile voudrait bien que cette foutue exclamation quitte son esprit même si, finalement, cela en est, du sport, pour sa langue, au moins, qui s’échine à trouver le bon rythme, la bonne posture, le bon appui ; et pour ses cervicales aussi, qui souffrent de la station pliée.
« Du sport » ; si elle en faisait, peut-être qu’elle aurait moins de crampes à tenir la position. Pour ce qui est de l’ennui, par contre… L’ennui ? Si elle n’avait pas les deux mains occupées à tenir écartés les genoux de Rose-Marie qui compense le manque de sensations par des mouvements de bassins désordonnés, Odile se mettrait une claque ! Depuis quand s’ennuie-t-elle à butiner la fleur de celle qu’elle aime, avec l’intention de lui donner du plaisir ? Depuis… depuis…
Il est franchement incongru et déplacé de penser les choses en ces termes et Odile en est vraiment contrariée. C’est si contraire à l’amour, à ces sentiments immuables et si profonds qui les unissent, à… Odile déglutit. Le clitoris de Rose-Marie en profite pour prendre la tangente ! « Imbécile ! » Les pensées d’Odile jurent à présent qu’elle sait qu’il lui faut tout recommencer à zéro. Elle se sent si nulle à ne pas savoir y faire.
— Bébé ?
Marie-Rose s’impatiente. Odile lâche un genou et caresse son ventre. Elle sait que cela la rassure. Le clitoris refait surface. Ouf ! Odile s’applique, cette fois, et se concentre. Sa langue badigeonne, ses lèvres… « Et merde ! » il est reparti… Ah ! l’amour. L’amour.

Cy Jung®

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Une réponse à 201207_10

  1. Petit Mouton dit :

    Odile, si tu veux, joue au foot, c’est plus simple, y a les copaiiiiins qui peuvent te passer le ballon !

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