201207_01

Tes lèvres m’attirent. Je voudrais les porter à ma bouche, les goûter et les chérir tels des mets dont le plus grand délice est toujours en suspens.
Je guette l’instant où ta langue va apparaître pour humidifier la lippe et qu’elle luise de mon désir de toi. Je n’en veux pas un autre que celui-là. Il se confond avec le moment où la salive transporte le baiser dans l’univers suave et délictueux de nos humeurs laquées. Elle rigole de monts et vals et forme sur les crêtes des cascades où grouille la cyprine, prête à sourdre dès que ma langue aura quitté ta bouche pour venir gober d’autres lèvres plus humides encore, les manger et les mordre ; les étreindre. Et aimer ta vulve comme l’on savoure un fruit dont le jus sucre le menton.
Stop ! Je n’y suis pas. Toi non plus. Je guette toujours ta langue. Elle ne vient pas. Je me tends. Ton mouvement sera rapide, je le sais. Ma guise devra l’être aussi. Je veux te surprendre, ne pas annoncer notre étreinte, avancer à la dérobée, viser la joue et fondre sur la lippe et que notre plaisir s’en ensuive, fluide, liquoreux, impérissable. Allez ! mon amour. Donne-moi le signe que j’attends. Mon désir gronde. Mes paumes trépignent. Ma chair s’effrite. Tes lèvres m’affolent. Ton sourire creuse mon ventre. Tes yeux…
Mon amour, je t’en prie. Tire-moi la langue ! Vite ! Je veux.

Cy Jung®

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