201109_01

Un et un, deux. Fois deux, quatre. Fois quatre, huit… « Répétez, dit le maître ! » Non, on ne répète pas. On fait des mathématiques, pas de la poésie ! On n’en peut plus de la poésie, des vers, des mots qui riment, des scènes qui se déroulent sous les ponts à l’aube quand sa robe était dans la tombe et tournait autour de Waterloo ! On n’en peut plus ! On veut du gras, du qui colle, du qui nous tienne au corps et nous emporte, loin dans la chair, loin dans l’abîme, loin dans la fange où se complaisent nos sentiments…
— Mon amour ? Tu es là ?
Où veux-tu que je sois ?
— Oui, j’y suis !
Un et un, deux. Plus deux, quatre. Six. Plus six, douze, fois deux qui font trente-quatre. C’est mathématique. On se concentre. On se recentre. On y croit. On y va. La vie. L’amour. Toutes ces choses-là. On doit compter. Compter. Compter. Et tourne manège…
— Mon amour ?
— Oui, j’y suis !
Même si tu n’y es pas. Un, deux…
À trois, on y va !

Cy Jung®

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1 réponse à 201109_01

  1. Dans « La guerre des boutons », le petit frère vient souvent se mettre sous la protection de son grand frère pendant les récréations.
    Ce jour-là, le petit dit : « Y m’ont traité de couille molle ! Ça veut dire quoi ? ».
    « Ça veut dire que c’est la guerre ! Allez ! À trois on y va ! »
    « Mais on n’est que deux ! »

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