201108_11

Le réveil de Jacques avait sonné à 6 h 10. Jacques l’avait éteint dans un geste sûr, s’était aussitôt levé, avait jeté son pyjama au pied du lit, lancé la cafetière électrique, pris sa douche pendant que le café passait… Le rituel était bien huilé. À 6 h 35, il montait dans sa voiture pour entrer, onze minutes plus tard, dans le parking de la gare. Il était sur le quai à 6 h 49 et, si la SNCF faisait son travail, à 6 h 52, il actionnait l’ouverture des portes du wagon.
Dès qu’il était installé, il sortait de sa sacoche son mini-ordinateur et se mettait au travail. Il gardait toujours en réserve des notes à rédiger et la gestion des plannings pour occuper ses trente-trois minutes de transport ferré, aller, et retour à 18 h 12. Avant de rejoindre son poste de travail à 7 h 45 tapantes, il passait par les toilettes et la machine à café.
— Bonjour Jacques. Prêt pour cette belle journée ?
Oui, il était prêt et fit disparaître le visage de synthèse qui l’accueillait au démarrage de son poste d’un rapide « crtl+Q ». Il ouv… Mais que se passait-il ? Le visage était toujours là, plus souriant qu’à l’habitude.
— Et si l’on s’accordait une pause aujourd’hui ?
Quelle drôle d’idée ? Jacques aimait l’action, le travail bien fait et se faisait fort de servir au mieux les intérêts de son entreprise. Il n’était pas question de se mettre à flemmarder.
— Allez ! Viens… On arrête tout et on regarde le lever du jour.
Jacques tourna la tête vers la fenêtre, dubitatif, et… Qu’est-ce que c’était beau !

Cy Jung®

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