201108_09

On s’enfonce. En effet. Mais en même temps, il semble que l’on avance. Et vite ! Ce que l’on croyait là n’y est déjà plus et ce que l’on ne croyait plus n’y est déjà pas sans que l’on ne sache véritablement où tout va, ou ne va pas.
Rien ne va plus ?
Au contraire, les forces inverses créent du mouvement même si celui-ci peut sembler paradoxal et, quelle que soit la manière dont on envisage la question, on ne peut que constater que la subduction est la conséquence directe de la vitesse perpendiculaire, un peu comme si l’accélération horizontale portait le monde vers le centre de la Terre.
Saurait-on alors où l’on va ?
C’est une image. L’essentiel est de bien comprendre que si l’on s’arrêtait d’avancer, aussitôt, on cesserait également de s’enfoncer. Ou l’inverse. Les deux sont invariablement liés. On doit ainsi choisir entre l’immobilisme et le mouvement, entre l’action et l’inaction. L’inaction ou la réaction ? La seconde impliquerait que ce qui est déjà profond peut refaire surface. Les choses se compliquent. Il convient de prendre un exemple.
Un exemple… On n’en a pas. On n’en a plus. Tout s’enfonce, même la mémoire surtout quand la pensée file comme l’éclair. Cela part d’en haut, à peine une hésitation à l’approche d’un grand chêne, et toute l’énergie s’enfonce au tréfonds.
Non ! Ce ne peut être ça pas ça. C’est une poussée horizontale qui doit nous emmener plus bas… On s’enfonce un peu plus. En effet. Sans pour autant avancer ? Dommage.

Cy Jung®

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