201107_12

Un crabe sur une tranche de feta. On en a connu d’autres sur des boîtes d’allumettes. La feta, c’est moins bruyant. Moins solide aussi. Moins polluant. Peut-être est-ce plus confortable au risque d’être trop friable et qu’au premier coup de frein, la feta ne fonde sur l’asphalte ou ne se disloque ? Ce serait dommage pour le crabe autant que la chaussée n’aime peut-être pas le lait de brebis. De toute façon, même sur la boîte d’allumettes, le crabe n’est guère plus en sécurité. La boîte n’y est pour rien. Ni les allumettes, bien qu’elles soient très connues pour sentir le souffre.
Tout réside en fait dans le comportement du crabe, toujours enclin à s’aplatir sur sa monture, fesses bien en arrière, reins creusés, doigts crispés sur la poignée, dans le coin. Il aime quand cela crisse, quand le vent balaie sa carapace et que sa pince vient caresser l’asphalte dans les virages les plus serrés. Il n’a aucune conscience du danger alors que la feta comme la boîte d’allumettes ne sont guère connues pour avoir une tenue de route à toute épreuve. Pauvre crabe, qui va finir, c’est probable, la chair en miette, les pinces de travers, ou même cassées ! N’aurait-il pas mieux fait de choisir de cheminer à pied ? Pour s’entendre ensuite dire qu’il avançait de travers ?
Ah ! l’honneur du crabe sur une tranche de feta. Ou sur une boîte d’allumettes…

Cy Jung®

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