201107_04

Ce n’est pas toujours facile de jouer au golf quand on ne dispose que d’un pauvre petit mètre carré de surface plane. Surtout s’il n’y a pas de trou. Ce n’est pas facile, mais cela reste possible, même si l’on n’a, comble de dénuement, ni balle ni clubs. Il suffit de regarder le petit mètre carré de surface plane, de se gratter la tête afin de solliciter l’imagination (la méthode est imparable), d’entamer une série de bons swings et de réclamer les félicitations de son caddie.
Caddie ?
Non, pas lui ; il joue au foot, Caddie, pas au golf.
Celui dont il s’agit ici est un autre, avec une minuscule. Il est celui qui assiste le joueur en faisant plus que porter son sac. Une telle définition ramène pourtant au Caddie que l’on connaît déjà, ce d’autant que l’un et l’autre ont le même nom et assurent la même fonction d’assistance tout terrain. Mais c’est un autre. C’est sûr. Car tout ce qui affiche le même nom et se ressemble n’est pas forcément clone.
Et si Caddie se mettait au golf, qu’en serait-il ?
Caddie se ferait caddie tout en restant Caddie. Pas si sûr…, car si Caddie swingue, il ne pourrait être en même temps caddie. Le golf est un sport moins populaire que le football : on n’y mélange pas Caddie et les caddies. Quoique, au football, on ne mélange pas non plus les joueurs avec les masseurs, les arbitres avec les entraîneurs, les sponsors avec les spectateurs. Quel que soit le sport, Caddie est donc l’élite. Et ne sera jamais caddie. Ce qui, bien sûr, n’empêche personne de jouer au golf sur un pauvre petit mètre carré de surface plane, avec un peu d’imagination, un bon swing et un caddie attentionné.
La question est donc réglée. Chacun peut. Même Caddie. Pas vrai ?

Cy Jung®

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