201107_01

Morts pour la France.
La France.
Cela me rappelle un refrain. « Je m’en fous de la France. On m’a menti. On a profité de mon enfance. Pour me faire croire à une patrie. »
La France.
« Un Français doit vivre pour elle. Pour elle un Français doit mourir. »
Ah ! non, je confonds. Là, il s’agit de la République. Et la République, ce n’est pas tout à fait la France. La France, c’est… une patrie.
On tourne en rond.
Une flamme brûle sous l’Arc de triomphe. Un drapeau recouvre des cercueils de plomb sur le tarmac d’un aéroport de campagne. Un ministre fait le déplacement. La Marseillaise abreuve les postillons. Une couronne barrée d’un ruban tricolore, bientôt, décorera tous les ans, à date et heure, un monument… aux morts.
Garde-à-vous. Le clairon sonne. Le silence savoure sa minute. Un mouchoir essuie une larme. Un nez coule. Un ancien combattant vacille mais ne rompt pas le rang. Le député tousse. Et l’enfant de cérémonie a envie de faire pipi.
Qui pète ?
Il y a forcément quelqu’un qui pète ! Cela réchauffe et elle s’en fout, la France qu’un vent impur souffle sur ses commémorations.
La France.
C’est toujours plus beau quand un soldat meurt dans la neige. Le contraste des couleurs, sans doute. Deux autres le relèvent et l’emportent. Et la neige fond au printemps.

Cy Jung®

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