201104_01

Mon enfant, ma rose, mon tout petit. Tu es là. Tu as froid. Viens, viens contre moi. Viens. Vis ! Réchauffe-toi entre mes bras. Prends ma chaleur, elle est à toi. Prends mon sein ; il te nourrit. Prends. Viens. Et grandis !
Je veux que tu sois beau et que tu sois fort. Je veux que tu sois fier. Je veux que tu sois tendre, serein et heureux. Je te porterai autant qu’il le faudra. Je te donnerai ce que je n’ai pas. Je t’apprendrai ce que je ne sais pas. Et je chanterai mon amour autant que ma chanson te plaira.
Mon enfant, mon cœur, ma chair. Tu viens de naître. Tu es là, posé sur mon ventre. Tu t’agglutines. Je te souris. Regarde-moi. Tu es si petit ! Ne bouge pas ; ne te brise pas. Je te protège et je te couvre de ma tendresse qu’aucune violence ne puisse t’atteindre.
Viens ! Laisse-moi te protéger ! Laisse-moi te soutenir ! Reste là, tout contre moi. Respire ! Crie ! Bois ! Tu es en vie. Je n’y croyais pas. Tu es encore soudé à moi. Un jour, tu partiras. Un jour lointain, si lointain que je ne l’imagine pas.
Mon enfant, ma vie, ma joie. Je t’aime déjà. Quoi que tu feras, rien n’y changera. Toujours, tu resteras celui que tu es là, tout petit, rougi de mon sang, attaché à moi par ce cordon que rien ne saurait rompre. Mon enfant. Souris-moi.

Cy Jung@

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3 réponses à 201104_01

  1. Cy Jung dit :

    @ Hélène.
    Grevisse autorise aussi l’indicatif avec « quoi que » ; je sais, cela ne va pas te plaire. Bientôt un article du LexCy(que) qui dira tout !

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