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Qu’y a-t-il de plus émouvant que de descendre doucement une fermeture Éclair ? Doucement, sans prendre le risque qu’elle ne se bloque, en tendant l’oreille pour sentir chaque dent qui lâche prise. On peut aussi glisser deux doigts dans une bride pour que s’échappe le bouton. Ah ! l’arrondi du bouton… et le clic de la pression. Seule l’agrafe est toujours un peu rétive sauf si l’on prend son temps, en regardant ce que l’on fait, à distance.
Pour le bouton, en réalité, l’idéal est que le tissu soit solide, comme celui qui entoure la braguette d’un jean. On fait sauter le premier, on attrape chaque pan au niveau de la ceinture et l’on tire d’un coup sec afin qu’ils sortent de leur logement dans un claquement prometteur. Et le pantalon tombe. Et la culotte choit. Mais il n’y a rien à dénouer, dans une culotte, à part ce qui se trouve à l’intérieur. Souvent. Parfois. N’allez pas en conclure que la vulve est un sac de nœuds même si la pilosité est grande car, si contrainte il y a, c’est bien plus haut que cela se passe, bien au-delà de la braguette, à fermeture ou à boutons.
La manière de l’ouvrir est donc secondaire, sorte de cerise sur le gâteau, celle que l’on plante dans la crème pour lui donner une touche fatale. La cerise, ronde comme le bouton, roule sous la langue, cogne les dents et libère son jus quand on la croque. La crème, elle, est aussi onctueuse que la vulve en fusion, aussi douce, aussi moelleuse. On ne trouve plus là aucune fermeture Éclair mais l’on y descend doucement, tout doucement sans prendre le risque que le désir ne se bloque, en tendant l’oreille pour sentir chaque pore du sexe lâcher prise. Ah ! l’abandon.

Cy Jung®

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