201012_03

J’aime quand tu me prends. J’aime quand tu m’étreins. Ta peau se fond dans la mienne. On se coud. On s’emmêle. J’aime la touffeur de nos émois. Regarde ma main qui se promène ; elle devine les combes et les avens. Regarde mes yeux qui brillent. Ce sont tes reins qui les portent en braise et je me délecte à imaginer ton ventre plein.
J’aime quand je te fouille. J’aime quand tu m’entoures. Ma chair s’éparpille de tes caresses habiles et mon sang transporte mon émotion. J’aime le tréfonds de notre étreinte. Tu m’embrasses. Je te rejoins. Tu m’enlaces. Je suis si bien, près, prête, déjà loin. Ferme les yeux. Oublie le passé. Sens mon doigt qui court. Entends la voix de nos corps en apesanteur. Éprouve.
J’aime quand tu t’envoles. J’aime quand je m’affale. Mon poing se ferme. Ton sexe s’ouvre. J’aime le cachet de nos désirs. Mes doigts se déplient. Ton cri me transporte. Ma gaîté t’accueille. Ouvre grand ton plaisir. Donne-moi tes lèvres. Étarque tes hanches. Je gobe tes seins. Je lèche. Je titille. Je fouille. Et je mords. Je te mords les tétins. Tes fesses se soulèvent. Ton ventre se creuse. Mes seins visent ton sexe. Tu me fends. Je m’étiole.
J’aime quand je m’enfuis. J’aime quand tu me protèges. Mon bras te retient. Ma langue te cherche. J’aime la félicité de nos chassés-croisés. Tu fonces tête basse là où mon plaisir gronde. Tu manges. Tu croques. Tu vises. Je lâche prise. Ton biceps bande. Je coule. Je pisse. Tu ris. Tu es belle. Tu es forte. Tu me portes. Tu m’emmènes. Je te colle contre le mur. On infuse.
J’aime quand tu existes. J’aime quand je m’exhibe. Tes pupilles me déshabillent. Ma paume voile ton sexe. J’aime la finesse de nos pudeurs confondues. Tu vises mon plaisir. Je frise le tien. Ta gorge se déploie. Tu perds la tête. Je la rattrape. Je la prends contre mon sein. Je te berce. Tu souris et te précipites. Tu transperces. Tu taraudes. Tu forces tous les passages. Je me détends. On s’enlace. Et le bonheur dérive.
J’aime quand je t’aime. J’aime quand tu jouis. Tu prends ma main. Je te souris. J’aime l’excellence de nos envies.

Cy Jung®

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1 réponse à 201012_03

  1. Une photo … des formes qui ondulent, des formes qui dansent avec le va et vient des eaux … un corps de femme peut-être … l’être aimée … et les mots affluent en même temps que les vagues et les corps ondulent au gré du désir convoité, assouvi, espéré … Une marée montante submergeant l’émotion, il faut le libéré … et les mots soudain …
    C’est vraiment un beau texte … un texte d’Amour …

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