201007_21

On avance. On roule. À moins que ce ne soit le train.
Où cela va, un train ? Et un bateau, où cela mène ? On s’en moque, tant que l’on avance. On suit le tracé de la voie. On n’en sort pas. La route n’est pas si longue. On y va.
Mais où ?
Qu’il soit dit où ! S’il vous plaît…
Personne ne sait, pas même l’oiseau qui survole la colline et observe au-delà. Il faut y grimper, éviter l’éclair, se tendre vers l’horizon. On ne voit rien de particulier. On redescend. Et l’on reprend le chemin dans la plaine avec la vie en enfilade. Un pas. Deux autres. Un petit saut en l’air. Une flexion. On repart.
On se retourne. On ne devrait pas. Le chemin parcouru n’est pas plus lisible que celui qu’il reste à faire. Alors, on pleure. On s’assoit. On désespère. On compte les vaches qui passent le long des voies. Et l’on reprend le train. C’est le plus sûr. Le train. Il sait où vont les choses.
On entend chaque rail qui passe sous les roues. C’est une berceuse. On ne doit pas dormir. Juste se détendre. Et ne pas rater la marche. On se lève. On écarte les épaules. Un pas. Deux. Trois. On avance. On n’a pas le choix.

Cy Jung®

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2 réponses à 201007_21

  1. jeanne dit :

    le chemin parcouru donne quelques explications indications
    sur celui qui reste à faire
    certaines ornières connues ?
    on tombe si souvent dans les mêmes trous !!!!!!
    bonne journée

  2. toimoinous dit :

    On avance ou pas !
    Certain font le choix de s’arrêter sans prévenir. Non ???

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