201007_17

Du sang. Encore du sang ! Trop de sang. Des plumes. Du goudron, et des plumes. Un bûcher. Une guillotine. Un carnage. Le sang gicle. Il éclabousse. On entend des cris. Des hurlements. L’eau se charge en fer. L’air rouille. Et la terre s’enrobe de tout ce sang qui se répand. Les requins ouvrent la bouche. Ils boivent la tasse. Et le sang des baleines sous les coups de harpons brouille l’onde pas si étale.
Du sang. Et des larmes. Des larmes pour que cela brille. Ou de la salive. Des étoiles.
Qu’est-ce qui fait briller une étoile ?
L’amour fait briller le cœur. L’amour, comme la lumière de l’étoile. On lève les yeux au ciel et l’azur s’effondre dans une coulée de lave, une éruption de bave qui lisse les éléments. Et toujours, du sang. Dans les veines cette fois. Du sang qui flue mais ne se voit que sur la tangente de l’œil. Du sang que l’alcool injecte. Et du sang qui passe le col et suinte entre les cuisses. Du sang qui donne la vie. Chaud. Presque brûlant.
Du sang.
Un mouchoir s’en imbibe. Un tampon. Une serviette. Une compresse. Un pansement. Du sang qui passe la seringue et remplit le flacon. Du sang dans une poche. On le met au frais. Et un jour, on le redonne. Il sauve. Du sang qui sauve.
Du sang ?
On dirait plutôt de la sauce tomate !
Non, c’est bien du sang. Il brille. Brûlant. Vivant.

Cy Jung®

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Une réponse à 201007_17

  1. Paradisbulle dit :

    Sans lui nous ne sommes rien et le voir nous fait peur.

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