200909_01

J’aimerais qu’elle me décoche un sourire. Vlan ! un sourire comme un coup de poing, mais qui ne fait pas mal. Un sourire qui fuse depuis ses yeux, passe ses joues et qu’il vienne me cogner en pleine face. De plein fouet. Un sourire qui claque. Un sourire qui fend et que je n’esquiverais pas car il dirait qu’elle m’aime déjà. Ne me dites pas que ce n’est pas possible ! Je veux croire un sourire que sa main accompagnerait d’une caresse, d’une étreinte, d’un avenir où la paix serait reine de mon désir. Vlan ! j’encaisse. Elle est là, devant moi. Elle me parle. Je l’écoute. Je l’attends. Je sens son ventre contre le mien, son souffle dans mon cou, son parfum. Son sourire me cajole, je…
Je vais trop vite ! Je déraille. Je suis toujours debout, loin. Je la trouve si jolie, si jeune. Trop jolie. Trop jeune. Pourquoi ne se love-t-elle pas contre moi ? Pourquoi ne sommes-nous pas les personnages d’une de ces fables où l’amour se joue au premier sourire que l’œil décoche, flèche acérée qui fend la pomme et fait sauter les pépins !
Viens ! Tu serais si bien là, avec moi. Et moi, avec toi.
Le temps passe.
Je ne vois plus que son foulard bleu, si bleu que je m’y noie.
Et elle s’en va.

Cy Jung®

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Une réponse à 200909_01

  1. Paradisbulle dit :

    Je ne vois plus qu’une petite abeille qui tourbillonne.

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