200907_01

Un jour que nous étions en voiture, lors de la traversée d’un village, je me suis écriée :
— Maman ! Maman ! Il y a des poules !
Sans se démonter, maman a répondu.
— Ce sont des vaches, ma chérie.
Des vaches. Des poules. N’est-ce pas finalement la même chose, surtout quand les poules sont un peu vaches, et les vaches, si poules… Des deux, qu’est-ce que je préfère ? Ni l’une ni l’autre, je crois, tant je rechigne aux jeux de basse-cour, non pas que j’aie renoncé à ma culture champêtre mais la vie citadine me va si bien.
En ville, on croise plutôt des souris, des corneilles et des puces de lit. Oui, des puces de lit, de plus en plus, à ce que l’on raconte. Je n’en ai jamais vu. Il faudrait qu’elle soit grosse comme une poule, la puce, pour que je la voie dans mon lit. Quant aux souris, elles courent trop vite pour que je puisse me faire une idée. Je me souviens, à la supérette, il y en a une qui a déboulé aux caisses. Avant que je ne comprenne la cause de l’émoi général, elle était partie. La dame à côté de moi m’a dit, impressionnée.
— Vous n’avez donc pas peur ?
J’ai frimé et dit non. Peut-on avoir peur de ce que l’on ne voit pas ? Encore plus que de ce que l’on voit, sauf si on ne le sait pas, bien sûr. Des souris, des puces, des poules… S’il vous plaît ! Ne me dites pas. J’ai déjà tant à faire avec les corneilles !

Cy Jung®

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Une réponse à 200907_01

  1. Petit Mouton dit :

    Si tu veux Ma Cécylou, je demande à une copine poule de venir dans ton lit, mais pas pour te faire peur, hein ?!

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