200807_15

Je sublime. Tu sublimes. Elle sublime. Nous sublimons. Vous sublimez. Elles subliment. Je sublime. Tu sublimes. Elle sublime. Nous sublimons. Vous sublimez. Elles subliment. Je sublime. Tu…
Sublime.
Tu…
Stop ! Je ne dois pas. Je respire. Je me détends.
Je reprends.
Je sublime. Tu sublimes. Elle sublime. Nous sublimons. Vous sublimez. Elles subliment. Je sublime. Tu sublimes. Elle sublime. Nous sublimons. Vous sublimez. Elles subliment. Je sublime. Tu es…
Et merde ! Ça ne marche pas.
Tu. Toi. Moi. Il me faut une conjugaison. Vite ! Ou je sombre.
Je sublimerai. Tu sublimeras. Elle sublimera. Nous subli… Chiche ?
Non. Je ne veux pas. Je te veux toi. Là. Viens. Ne pars pas. Reste là, avec moi. Toi. Moi. J’ai envie de ça, de toi, sur moi, en moi, de moi, tout contre toi. Là. Mes reins. Tes seins. Ta peau sous mes doigts, en mes mains. Je te découvre. Ton odeur. Nos sueurs qui mouillent les draps. Ta langue. Ton sexe. Il doit sentir si bon, ton sexe. Je me doute. Je l’imagine. Je m’y vautre. Je perds la raison. Je m’accroche. Je me retiens. Viens. Non ! Je veux dormir ; laisse-moi ! S’il te plaît ! Pars ! Va ! Je ne veux pas d’un espoir. C’est ta chair qu’il me faut. Ou rien. Rien. Tu… Partie ! Envolée ! Disparue. Perdue ?
Je n’ai pas le choix. C’est sans doute mieux comme ça.
Je sublime. Tu sublimes. Elle sublime. Nous subli… Fais chier.

Cy Jung®

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Une réponse à 200807_15

  1. mitia dit :

    Un texte en écho au tien :

    Ta porte baille ; je la bâillonne par mes baisers.
    Ronde-bosse alanguies par le désir
    en tes lèvres, je chavire.
    Styx ? Jouvence ?
    Antre. J’entre en ton palais
    prends mes aises
    l’amylase dissolvant d’âme
    fuit dans ce vase infini de nuit j’adhère, glisse et râpe nos fibres de
    nerfs en datte. Ma langue danse à la racine de tes mots, quintessence sueur, ô mon âcre liqueur. Dans l’atmosphère volute vespérale mon cœur se dilate .
    Et puis tu dis : « point ne faudrait ».
    tes vêtements baillent
    Tu disparais.

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