200807_01

Cela faisait une petite éternité que Évi Marc ne s’était pas retrouvée en si mauvaise posture. Cela lui rappelait cette fois où elle était coincée au fond de cette mine d’or limousine, deux affreux jojos et leurs gros calibres d’un côté du boyau et ce siphon long de plusieurs dizaines de mètres de l’autre. Elle s’en était sortie, non ? Alors pourquoi pas aujourd’hui ? Parce que l’étau se resserrait autour d’elle et qu’elle sentait l’air cruellement lui manquer.
Mais pourquoi avait-elle suivi cette fille sans prendre la peine de vérifier la nature exacte de ses intentions ? Quelle niquedouille avait-elle été de croire qu’une lorette du genre de Bérangère n’en voudrait pas qu’à sa peau ? Sa peau ? Oh ! qu’il aurait été bon qu’elle la lui caresse avec autre chose que cette flamme qui avait transformé son pubis en feu de joie alors que son bourreau voulait qu’elle dévoilât la formule magique !
Quelle formule magique ? Évi ne savait plus. Évi n’en pouvait plus. Une méchante brûlure lui barrait l’entrecuisse. Elle sombrait, sans savoir comment se raccrocher à l’existence. Elle semblait mourir. Mais où était-il celui qui la sauvait à chaque fois, son mentor, Luigi Agelotti ? L’air semblait se vicier. Évi Marc perdait la raison. Les images se bousculaient dans son cerveau. Elle sombrait, à peine maintenue en éveil par quelque chose d’humide entre ses cuisses impudiques. Elle sombrait… La formule ! Il fallait retrouver la formule…
— Tige. Gland. Et capuchon.
Oui ! c’était ça.
Trop tard. Évi avait perdu la raison.

Cy Jung©

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