200607_06

Nous oublions souvent combien l’histoire est belle. Combien elle l’a été. Combien elle le sera si tant est que l’on accepte de sourire au temps qui passe et qui nous ouvre à l’enchantement.
Nous oublions souvent combien l’histoire est éphémère. Combien elle a été longue aussi, parfois ennuyeuse. Combien elle n’est jamais si courte que lorsque l’on néglige d’en jouir au moindre rayon de lune qui effleure la nuit.
Nous oublions souvent combien l’histoire est édifiante. Combien elle nous a nourris. Combien l’on s’en est repaît sans jamais lui donner toute sa consistance ni prendre la mesure de ce que l’on était maître.
Nous oublions souvent combien l’histoire est pudique. Combien elle doit l’être. Combien elle ne le sera jamais vraiment tant l’amour nous inflige de mettre à nu l’émotion que le sentiment propulse au milieu du jour.
Nous oublions souvent combien l’histoire est simple. Combien nous nous évertuons à la compliquer. Combien il serait si doux de nous laisser emporter par le souffle que la vie a mis en chacun de nous.
Nous oublions souvent. L’histoire.

Cy Jung®

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2 réponses à 200607_06

  1. emelka mx dit :

    J’aime beaucoup le ton de ce texte (merci) ; histoire à vivre, à dé-chiffrer.

  2. Isabelle dit :

    Nous oublions souvent tant, mais si rarement les regrets…

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