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« Doum-doum ! » Et d’un !
« Doum-doum ! » De deux.
Il me faut les autres avant que la flicaille n’arrive et ne me dégomme à son tour. Lequel ? Le joli cœur, là, qui a déjà fait dans son froc alors que j’ai à peine commencé ?
« Doum-doum ! » Voilà une bonne chose de faite. Je n’aime pas les jolis cœurs. Je l’ai eu, au moins ? On dirait qu’il gigote encore.
« Doum-doum ! » C’est mieux ! À qui le tour ?
« Doum-doum ! » Voilà pour le costaud avec sa gueule de boxeur. Qu’est-ce que je fais de sa copine ? Je la laisse pleurer toute sa vie ou je l’achève ? J’hésite.
« Doum-doum ! » Et cela nous fait une veuve de moins !
« Doum-doum ! » J’en suis à combien ? Six, déjà ?
« Doum-doum ! » Sept. Ça va trop vite. Je n’ai pas le temps de savourer. Il me reste qui ? Les deux vieux ; la gamine et sa mère qui a une tête de tortionnaire ; la serveuse ; le cuistot… Deux, quatre, cinq, six… Je peux aller jusqu’à treize, sauf si j’arrive à avoir un ou deux flics avant qu’ils ne m’aient.
« Doum-doum ! » C’est bon pour le cuistot.
— Rendez-vous, vous êtes cernée !
« Doum-doum ! » « Doum-doum ! » Les deux vieux.
« Doum-doum ! » « Doum-doum ! » La mère. La serveuse. Et la gosse ? Elle a une bonne tête. Et moi, je n’ai pas l’air trop fatiguée ?
« D… Pan ! »

Cy Jung©

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