199201_01

Peut-être serait-il temps de dire le fin mot de l’histoire, sinon d’aucuns pourraient croire qu’elle était tout autre que ce qu’elle a été. Ce qu’il faut affirmer, c’est que les choses ne sont pas vraiment telles que l’on a pu se les figurer, et encore moins telles qu’on les a racontées. En d’autres termes, elles sont effectivement toute autre chose, presque ailleurs, à part, autre part, quelque part, là où la part des choses n’a pas plus de valeur que ce que l’on accorde ordinairement à ce dont on ignore la portée.
Cela a commencé au pire moment qui soit sans que personne, en fait, ne sache véritablement de quoi il retournait. Et il est bien là, le problème. Tout le monde raconte sans savoir et la vérité s’est perdue dans les méandres du qu’en-dira-t-on. Une véritable catastrophe, pour les protagonistes. On le comprend. Et pour les autres aussi, tous ceux qui tiennent à ce que les choses soient dites telles qu’elles sont et non telles que d’aucuns les auraient imaginées un soir de fête foraine derrière la baraque de ball-trap, ou ailleurs.
Et cela s’est terminé exactement dans les mêmes conditions, sans que personne ne se soucie de rectifier les incertitudes et autres approximations. Il n’est donc pas faux de dire que l’histoire a été close sans que l’on ne sache assurément ce qu’elle a été, presque en eau de boudin, un peu n’importe comment, comme si elle n’avait pas eu lieu, comme si personne n’y avait participé, comme si tout cela n’était que foutaises et flagorneries.
Et pourtant… Si l’on savait avec certitude ce qu’il s’était passé, les choses en seraient bien différentes. Il est donc temps que cela soit dit, accepté, et que la vérité éclate enfin à la face de ce monde sourd et aveugle à l’évidence. C’est maintenant. Ou jamais !
Jamais.

Cy Jung®

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Une réponse à 199201_01

  1. Voyages immobiles dit :

    Je suis épatée …
    Billet 199201_01 où l’art du flou, du demi-mot … Un texte tellement vrai: comment savoir que finalement on ne sait rien ? Le « fin mot de l’histoire » c’est qu’on croit savoir mais que finalement on ne sait rien …
    La photo: floue, en mouvement, anonyme … comme pour dire sans dire, montrer sans montrer …
    En fait à toutes les deux, vous leurrez le spectateur et faites la démonstration de ce que nous font vivre nos politiques … moi ce billet me fait penser à ça !
    Merci!

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